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L’expatriation, un vrai défi à préparer !

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expatriation Marlène la girafe qui vole

J’ai pris du temps afin de réfléchir si je devais écrire cet article. Ça me trottait depuis plusieurs mois. Le temps passe si vite…Cela fait désormais un an que nous sommes de retour en France après un an d’expatriation en Afrique du Sud. Et là je sens que c’est enfin le bon moment pour moi de vous raconter un peu plus mon histoire et aussi de partager avec vous mes conseils pour préparer une expatriation à l’étranger dans les meilleures conditions possibles.

J’ai vécu 3 expatriations depuis que j’ai fini mes études :

  • Une première dans la capitale anglaise, Londres, où j’ai vécu 6 mois au côté de ma meilleure amie, en faisant des petits boulots dans un but précis, celui d’améliorer mon anglais
  • Une deuxième en Namibie, dans la capitale de Windhoek où je m’étais décidée de partir seule (bien que j’étais en couple, avec un appartement, un CDI). J’avais cherché et trouvé un travail dans une agence réceptive locale et où je suis restée environ 1 an et demi
  • Une troisième expatriation en Afrique du Sud en famille cette fois : avec mon mari et ma fille âgée de 18 mois à l’époque

expatriation Marlène la girafe qui voleDepuis que je voyage, je me suis toujours dit que ma vie serait « ailleurs » qu’en France. D’ailleurs, je pensais que l’herbe était plus verte ailleurs, autre part qu’en France. Au fil des années, après mes trois expériences en tant qu’expatriée et en tant que « nomade », je partage donc avec vous mon ressenti, les « enseignements » que j’ai tiré de tout cela.

Pourquoi avons-nous choisi de nous expatrier en Afrique du Sud ?

Il existe plusieurs raisons ! Pour nous c’était de pouvoir offrir à notre enfant de vivre une aventure familiale dans un cadre différent de notre vie parisienne, la possibilité de voir autre chose, de parler une autre langue que le français et d’avoir aussi un nouveau boulot. La ville de Cape Town était pour nous une ville dynamique, artistique avec un cadre naturel si unique qu’elle était l’une des destinations que nous avions choisies (dans notre Top 3 des destinations où on se voyait vivre). J’étais déjà allé dans cette ville quelques années auparavant et m’étais dit à l’époque que lorsque j’aurai une famille, je me verrai bien y vivre.expatriation Marlène la girafe qui vole

Cape Town et l’Afrique du Sud a un lourd passé que personne peut nier …pour certains cela dérange et d’autre non. Moi, cela m’a encore plus gênée (que lorsque je vivais en Namibie).

Quelles sont autres les raisons pour s’expatrier ?

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  • Une nouvelle façon de vivre
  • Vivre de nouvelles expériences
  • Découvrir de nouvelles cultures
  • Rencontrer de nouvelles personnes
  • Acquérir de nouvelles compétences
  • Se lancer un nouveau défi personnel
  • Se dépasser
  • Apprendre une nouvelle langue étrangère

Les idées reçues sur l’expatriation

« L’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs »

Comme on dit on sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne. Et aucune société est parfaite…ça se saurait ! L’objectif est donc de choisir une destination qui pour vous remplirait vos attentes et vos besoins. Et ça existe !

« En partant de la France, je sais que tout ira mieux »

Penser que tout ira mieux parce que vous êtes loin est une grosse erreur ! L’expatriation peut être une vraie désillusion pour des personnes…Encore plus quand on pense que tout ira mieux ailleurs !expatriation Marlène la girafe qui vole

« Notre couple bat de l’aile en France mais en partant dans un cadre paradisiaque ou loin de notre routine, ce sera bien meilleur pour notre couple ! »

S’expatrier en couple, ça renforce beaucoup …mais il peut s’effondrer aussi ! Le couple peut être mis à rude épreuve. Les repères que vous avez en France seront différents et donc nouveaux dans le pays que vous aurez choisi, donc il faut pouvoir s’adapter à un nouvel environnement et se soutenir.

L’expatriation est pour moi une expérience de vie, qu’il faut préparer pour vous-mêmes et aussi pour vos proches. Comme toute expérience de vie, il y a de très bons côtés mais aussi des moins bons qu’il faut prendre en compte avant et pendant l’expatriation. L’expatriation se construit tout simplement au fil du temps…expatriation Marlène la girafe qui vole

Mes conseils pour bien préparer son expatriation et la vivre à fond !

Loin de moi l’idée de critiquer, généraliser, juger qui que ce soit dans tout ce que j’écris ici. Chaque histoire est unique et chaque expatrié(e) aura peut-être une version et un vécu différent de ce que j’écris. Je souhaite juste partager avec vous mes conseils au fil de mes divers expatriations que j’ai pu vivre. C’est aussi grâce à ma rencontre avec Chapka Assurances lors du Salon WAT à Saint Malo, que je me suis décidée à écrire un article sur mes expériences et mes conseils à partager avec vous.

Un repérage à prévoir avant de poser ses valises

Se rendre dans le pays avant d’aller s’expatrier est tout de même un « Must » pour voir si la destination vous conviendrait non pas en tant que touriste, mais en tant que futur « habitant » …c’est tout de même LA grosse différence. Faire une petite « étude » du niveau de vie sur place, voir si avec le salaire qu’on vous propose, vous pensez vous en sortir par exemple.expatriation Marlène la girafe qui vole

Commencer à se faire un réseau avant d’arriver

Avec ou sans repérage en amont, Internet continue à être « votre ami » vous offrant la possibilité de discuter avec des personnes sur des groupe Facebook pour demander des conseils et rentrer en contact avec des expatriés francophones (ou pas seulement) comme vous qui sont déjà sur place comme sur le site Internations ou encore lire des conseils sur le site Expat.com.

Se sentir soutenu et entouré dans la préparation de son expatriation

Tout est dit mais c’est l’un des éléments importants pour bien réussir son début d’expatriation. De mon côté, cela a été plus compliqué que je le pensais…et au fond de moi, je sais que cela a été une grosse faille. Prévoir aussi un moment pour se dire au revoir avec vos proches en bonne et due forme et ne pas partir « comme des voleurs ». C’est toujours mieux quand ça se fait en douceur, non ?!

Faites le tri dans vos affaires !

Ce n’est jamais simple de faire sa valise surtout lorsqu’on s’expatrie. On apporte sa vie dans des valises et/ou malles. Dans notre cas, nous avons fait beaucoup de tri, avons fait une brocante, avons vendu quelques mois avant notre départ beaucoup de nos affaires (LeBonCoin peut être votre ami aussi !). Si j’avais lu avant le livre de Marie Condo, la Magie du Rangement, cela m’aurait encore plus aidé. Voici le lien si vous souhaitez le commander 😉

Une adaptation sur place peut prendre du temps

C’est l’un des grands enjeux de l’expatriation. Tout quitter et s’adapter à un nouvel environnement peut faire peur. Il faut alors se préparer à un certain déracinement et donc essayer d’anticiper un certain choc naturel, est primordial dans les étapes de vie d’une belle expatriation. Au début, tout semble tout beau, tout rose…on s’émerveille de tout puis la nostalgie débarque.expatriation Marlène la girafe qui vole

Accepter que l’expatriation c’est aussi sortir de sa zone de confort

Quitter son cocon familial c’est perdre ses repères. Il faut donc vite en créer de nouveaux.  Sortir de sa zone de confort en s’expatriant c’est ressentir une sensation de liberté et se dire que « tout est possible ». C’est là que le « dépassement de soi » entre en jeu car s’expatrier c’est aussi une forte envie de se dépasser, oser et repousser un peu plus ses limites.expatriation Marlène la girafe qui vole

Se faire un nouveau cercle d’amis

L’expatriation amène à un « va et vient » d’amitié et donc une certaine difficulté de nouer de liens d’amitié « solides ». Cela peut être long. On peut avoir un sentiment de solitude…Faut s’y préparer, mais que c’est gratifiant de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes venant des quatre coins du monde et rencontrer aussi des locaux.

Ne pas trop culpabiliser de louper des moments de la vie en France

Je ne dirai pas « loin des yeux, loin du cœur » car grâce à Internet, Skype, Whatsapp, Viber et les réseaux sociaux, c’est si simple aujourd’hui de garder contact.

Certains expatriés écrivent un blog personnel pour donner des nouvelles à leurs proches en écrivant un article, poster des photos pour raconter et partager ce qu’ils ont vécu, d’autres publient des photos sur Facebook (avec que des belles SVP car des moches, ça ne serait pas drôles !)

Quand on s’expatrie, on ne fait plus partie du quotidien des gens, on sort de leur routine, de leurs habitudes, la spontanéité n’a plus la même place à cause du décalage horaire… Et par la force des choses les contacts sont moins fréquents…

Une assurance santé à ne pas oublier !

On ne peut négliger l’assurance santé expatrié car se dire que les accidents et les maladies n’arrivent qu’aux autres mais c’est selon moi se voiler totalement la face !

Donc, choisir une couverture santé pour sa nouvelle vie d’expatriée est indispensable. Je vais donc vous parler d’une assurance voyage/expatriation que je vous recommande si vous en recherchez une pour votre prochaine expatriation (ou aussi pour votre prochain voyage).expatriation Marlène la girafe qui vole

Chapka Assurances est un courtier spécialiste dans l’assurance voyage depuis 2002 qui propose différents contrats pour répondre aux mieux à vos besoins pour votre projet de voyage et/ou d’expatriation.

Avec Chapka Assurances, je vous conseille deux types de contrats auxquels vous pourrez souscrire selon vos besoins:

  • CAP Vital Expat : il s’agit d’une assurance temporaire spécifique pour les expatriés français qui s’installent à l’étranger (pour y travailler et/ou créer un business). Cette assurance va couvrir vos dépenses médicales, les frais d’hospitalisation ou l’assistance rapatriement en cas d’accident ou de maladie inopinée dans l’exercice de votre activité professionnelle et dans votre vie de tous les jours. Cette assurance couvre des voyageurs qui n’ont plus la sécurité sociale. Chapka Assurances intervient alors au 1er euro à 100% en illimité et sans franchise. Cette assurance est très bien adaptée à la première année d’expatriation. Bien sûr, l’assurance couvre d’autres choses également comme la responsabilité civile vie privée, l’assistance rapatriement etc. Comme vous verrez il y a des tarifs pour les moins de 35 ans, puis de 36 à 49 ans et ensuite de 50 à 65 ans.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les contacter. Vous pouvez souscrire à votre assurance en ligne très facilement. C’est rapide et ensuite les démarches de remboursement sont vraiment simples.

  • CAP Assistance 24h/24 (pour vos prochaines vacances) : c’est une formule pour les vacances ! La prise en charge des frais médicaux est en complément de la sécurité sociale. Chapka Assurances couvre les frais médicaux, le rapatriement, les bagages, les frais de recherche et secours par exemple.

Une checklist à suivre pour son départ 

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A découvrir aussi un Guide d’expatriation pour préparer son départ à télécharger ICI.

Notre histoire, notre expatriation en Afrique du Sud

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Lorsque nous sommes partis nous installer en Afrique du Sud en 2015, cela faisait près de 6 mois que nous nous préparions à ce grand départ.

Nous nous préparions à quitter notre petit appartement dans le quartier de Montmartre, préparions nos proches à partir. Nous avons attendu nos visas (pendant près de 4 mois), nous avons fait beaucoup de démarches auprès de divers médecins, de l’administration française, avons vendu (presque) toutes nos affaires pour partir avec nos affaires qui nous apportaient le plus, dont on ne voulait pas se séparer. Toutes ces tâches (obligatoires) nous ont amené à nous préparer aussi et à prendre notre temps pour partir dans de bonnes conditions.expatriation Marlène la girafe qui vole

Nous avions aussi déjà une place en crèche, un boulot (pour moi) et un appartement que nous comptions louer pour nos 3 premiers mois sur place (nous laissant ainsi le temps de trouver sur place notre futur appartement pour notre nouvelle vie) et que mon mari trouve lui aussi un boulot sur place.expatriation Marlène la girafe qui vole Afrique du sud

« Mais pourquoi êtes-vous rentrés ? »

Vous m’avez souvent posé la question…je trouvais cette question au départ très personnelle voire même un brin trop « curieux ». Mais, au fil du temps, j’arrive mieux à en parler, à me dire aussi que c’est tout à fait normal et aussi constructif de pouvoir parler de notre histoire pour partager nos conseils et nos recommandations.

Au début, je voyais notre retour comme un « échec » d’être rentrés…mais maintenant je me dis que notre échec aurait été de ne jamais partir !

Nous avons quitté la ville du Cap car au bout de quelques mois à peine de vie sur place, la monnaie locale s’est beaucoup dévaluée, les prix ont commencé à augmenter et nous n’arrivions tout simplement pas à nous en sortir financièrement avec tous nos frais « obligatoires » (loyer, crèche, frais essence et frais de courses) et à voir l’avenir sereinement.  Le blues s’est installé, la nostalgie de notre ancienne vie, la sensation de louper des moments importants de vie en France et auprès de nos proches s’installait un peu plus chaque jour.

Pourtant, nous avions deux boulots, nous vivions dans le quartier « populaire » de Woodstock (du moins pas dans un quartier d’expatrié où la plupart des expatriés vivent), nous avions une petite voiture que nous avions acheté pour presque rien et notre loyer était tout à fait raisonnable pour la superficie et les tarifs des loyers en ville.

Quand nous nous sommes posés autour d’un verre le 1er janvier pour trinquer à la nouvelle année, nous avons pesé les « pour et les contre » de notre expatriation et nous n’avions pas trop le choix :

1. Soit préparer notre retour en France

2. Soit trouver un autre travail mieux payé et/ou déménager (pour encore plus s’éloigner et tomber dans des bouchons monstrueux et donc payer des frais supplémentaires de nounou pour la garde de notre enfant)

Nous avons alors choisi la première réponse car trouver un autre travail mieux payé était impossible. En Afrique du Sud, les salaires sont généralement pas élevés…mais cela nous le savions, nous n’étions pas partis en Afrique du Sud pour faire fortune…mais plutôt pour changer d’environnement et avoir une meilleure qualité de vie dans un environnement naturel comme Cape Town et vivre une aventure en famille.

De plus, en Afrique du Sud, si l’un de nous trouvait un autre travail, cela impliquait de changer de visa de travail (car les visas sont nominatifs avec nom de l’entreprise qui t’embauche en Afrique du Sud), donc à payer un billet d’avion France / Afrique du Sud, rester au moins deux voire trois semaines sur place (donc pas de salaire pendant ce temps-là) et ensuite recommencer dans l’espoir que tout ira bien cette fois.

Alors que nous nous sommes dits que nous allions nous laisser encore quelques mois pour réfléchir à un éventuel retour en France, deux semaines plus tard, nous nous faisions cambriolés durant notre sommeil. Toutes nos affaires de valeur se sont envolées (et jamais retrouvées), notre intimité bafouée et tous nos repères mis à rude épreuve. Même si le cambriolage fait partie d’une « aventure sud-africaine » (on nous a souvent dit « c’est ça l’Afrique du Sud »), nous avons été à la fois choqués, chamboulés, tristes, en colère et nous nous sommes encore sentis plus étrangers que nous ne l’étions déjà depuis près de 8 mois.

« Nous l’avons vu alors comme un signe…celui qu’il fallait partir »

Donc, nous avons préparé notre retour…nous avons tenté d’accepter le fait que c’était mieux ainsi, que nous n’allions cesser d’autant galéré et que « tout simplement » cela ne marchait pas comme on l’imaginait.

Nous étions à la fois tristes de se dire que nous allions rentrés (car nous avons beaucoup aimé la ville du Cap, commencions à avoir un petit cercle d’amis) et soulagés (car nous étions frustrés de ne pas pouvoir nous en sortir financièrement et profiter pleinement de cette expérience en sachant qu’à la fin du mois, nous touchions chaque mois à nos économies).expatriation Marlène la girafe qui vole

Mais, nous savons aujourd’hui que c’était la bonne solution. Je reste tout de même persuadée que notre vie est ailleurs qu’à Paris… mais nous essayons de vivre au jour le jour notre retour et le bout de chemin que nous avons décidé d’emprunter et avec optimisme !

« La vie est courte, imprévisible et il faut profiter de la vie comme on l’entend »

Un retour en France, ça se prépare

Aujourd’hui, je suis de retour en France dans la région parisienne où je me reconstruis dans le domaine personnel et surtout professionnel. A notre retour, je me suis dit que c’était le bon moment pour moi de lancer ma propre structure pour faire ce que je veux, ce qui me fait vibrer, avec une certaine flexibilité tout en gagnant ma vie.

« Assumer un retour, c’est aussi ne pas le voir comme un échec »

L’expatriation est une parenthèse incroyable. Certains disent que c’est un courage de partir s’expatrier…mais aussi pour rentrer ! J’ai d’ailleurs pu parler de notre retour en France auprès de Joëlle du blog Elle dit 8 
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Pour finir ce (long article), je partage avec vous le super film documentaire « Generat Expat » qui met en lumière 14 expatriés français qui ont tout quitté pour vivre à l’étranger. Une vraie bouffée d’énergie qui donne envie de (re)partir ! Ce film réalisé par Florian Mosca et Laurent Lingelser et produit par Chapka Assurances et les Coflocs.

Et vous, avez-vous déjà été expatrié ? Ou prévoyez-vous de l’être bientôt ? Dites-moi tout 🙂 ! 

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MarlèneM
La Girafe qui vole est un blog de voyage et d'inspiration, un vrai point de rencontre pour les voyageurs en quête d'évasion, d'informations et de conseils sur des destinations que j'ai visité en Afrique et aux quatre coins du monde.

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